Plus sur le stade S’entraîner à s’entraîner

Au stade S’entraîner à s’entraîner, les changements physiques chez l’athlète s’effectuent plus rapidement qu’à un plus jeune âge. Les programmes d’entraînement doivent être conçus en tenant compte de la rapidité de ces changements et des divers avantages et inconvénients qu’ils représentent pour le développement de l’athlète.

Les athlètes doivent être constamment suivis afin de comprendre comment leur croissance et leur maturation influencent leur entraînement et vice versa.

Le pic de croissance rapide-soudaine

Au stade S’entraîner à s’entraîner, les athlètes entrent dans leur poussée de croissance et traversent la puberté. À ce moment, leur croissance peut être mesurée et comptabilisée pour estimer le moment où ils atteindront leur pic de croissance rapide-soudaine.

Le pic de croissance rapide-soudaine est un marqueur important pour déterminer les capacités physiques qui peuvent être entraînées efficacement et de façon sécuritaire à ce stade. Par exemple, l’entraînement aérobie devraient devenir une priorité après avoir atteint le pic de croissance rapide-soudaine.

La croissance gêne la performance

Durant la poussée de croissance, particulièrement si la poussée de croissance survient rapidement, les habiletés et les capacités de mouvement de l’athlète peuvent être considérablement touchées. Les entraîneurs auront peut-être besoin d’expliquer à leurs athlètes d’où proviennent ces effets négatifs sur leurs habiletés motrices et leurs capacités de mouvement, pour que les athlètes comprennent que c’est naturel et passager.

Éléments à considérer au stade S’entraîner à s’entraîner

  • Mettre l’accent sur l’entraînement de la flexibilité (souplesse) pour aider la croissance rapide des os, des tendons, des ligaments et des muscles.
  • Tenir compte de la période critique d’adaptation accélérée à l’entraînement de la force. Chez les garçons, le période critique pour l’entraînement de la force débute de 12 à 18 mois après le pic de croissance rapide-soudaine. Chez les filles, elle débute après le pic de croissance significative de la force ou au début des menstruations, selon ce qui se produit en premier. Certaines filles atteindront leur croissance significative de la force avant leurs menstruations, alors que pour d’autres, ce sera l’inverse.
  • La capacité d’entraînement aérobie et d’entraînement de la force dépendent de la maturation de l’athlète. C’est pourquoi, le moment opportun d’entraînement peut différer d’un athlète à l’autre selon qu’ils ont une maturation précoce, moyenne ou tardive.
  • Les athlètes doivent apprendre à faire face aux défis physiques et mentaux de la compétition.
  • Pour tous les athlètes, l’utilisation d’équipement bien adapté à leur taille et à leur niveau d’habileté est très importante.
  • Optimiser les ratios entraînement-compétition et suivre un ratio entraînement-compétition de 60/40.
  • Trop de compétitions gaspille du temps précieux d’entraînement ; trop peu de compétitions réduit le temps consacré à l’application pratique et au développement des habiletés techniques, tactiques et de prise de décision en situation réelle de compétition.
  • Utiliser l’identification de talent pour aider les athlètes à se concentrer sur deux sports.
  • Utiliser des plans de périodisation simple et double pour préparer les athlètes.
  • Durant l’entraînement, inclure des situations de compétition sous forme de matchs de pratique, d’exercices ou de matchs compétitifs.
  • À ce stade, trop de compétitions et un sous-entraînement peuvent expliquer pourquoi plusieurs athlètes atteignent un palier plus tard dans leur développement.
  • La compétition a plus de valeur lorsqu’elle est utilisée pour développer la compréhension stratégique et tactique. On doit s’attarder au processus d’apprentissage et non au résultat.